l'araignée

l'araignée
Légèreté arachnéenne ,



La pluie troublée a recouvert toutes nos vies .
La terre , sombre et mouillée , sent bon l'humus .
Accrochée à la vaste fenêtre , éblouie ,
une toile d'araignée a sonné l'angélus .



Dans la lumière danse cette pure beauté .
Un gros bourdon vient se poser , brillant et noir .
Dans le Soleil s'accrochent les gouttes perlées .
La transparence a rencontré tous nos beaux soirs .



Dans le soleil danse la dentelle des matins ,
Le fil argent et fin sculpte cet octogone .
Les insectes fébriles seront la proie du lin ,
tissé de tout temps par les fières amazones .



Les magiciennes arachnéennes sont des fées ,
équilibristes , savourant le silence du Monde .
Quelle magie passe dans cette légèreté ,
dont la perfection semble être l'échos de l'onde .

# Posté le samedi 29 mars 2008 20:33

l'odeur

l'odeur
L'odeur, dès qu'on franchit les portes blanches automatiques
Prégnante
Reconnaissable
Entétante
De Dire-Dawa à Paris,
Toujours la même.
Les gens changent
Les couleurs changent
Les paysages changent
Mais cette odeur, elle, ne change pas
Immuable comme l'eau au fond des océans.

Après longtemps, je l'ai sentie
Le coeur s'est resseré dans sa cage
Les yeux perlés d'eau
Faut pas pleurer, grande fille !
C'est du passé, du passé !
Mais l'odeur est bien présente.

Ton souvenir s'est estompé
Ton sourire s'est flouté
Tes paroles se perdre en volutes
Le son de ta voix s'étioler
D'un seul coup, cette odeur me les rappelle
Comme un soufflet

Tes derniers mots
Ton dernier regard
Ton dernier sourire
Ses draps encore tièdes quand je suis venue te chercher
Pour te ramener chez toi
Il a suffit d'une odeur
Pour que tu me reviennes

Quand les hommes en blanc t'ont changée pour partir là-bas
J'ai mis du parfum sur ta peau froide
La gueuse l'a happé
Je l'ai toujours détestée
Elle t'a prise à moi

J'ai le coeur au bord des lêvres
Quand je la sens roder autour de moi
Chaque fois, que je viens là

Au delà des mots
Au delà de la vie
Au delà du temps
Juste Elle
Le dernier lien vivace qui m'attache à toi
Cette horrible odeur d'hôpital
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# Posté le samedi 29 mars 2008 20:20

le chocolat

le chocolat
J'aime le chocolat, quand il est brulant

La vérité, quand elle est nue

Le soleil, qui est insolent

J'aime la pluie quand elle ruisselle

Mon chat, quand il est têtu

Mes enfants quand ils m'ensorcellent

J'aime la buée posée sur la vitre

Les soirs d'automne où l'on s'abrite

Les mains chaudes sur l'endormi

J'aime la joie avec l'ami

Les plaisirs pris avec l'amant

Les alternances du sentiment

J'aime les mots de l'écriture

L'odeur des livres et la lecture

L'art la musique et la peinture

J'aime dormir, j'aime rêver

J'aime le temps qui laisse sa trace

Le maintenant qui tout embrasse

J'aime la vie et j'aime en jouir

J'aime la vie à en mourir

pris sur /poesie.webnet.fr
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# Posté le samedi 29 mars 2008 20:08

tu marches

tu marches
Tu marches dans le soir, le vent fouette ta peau,
les oiseaux noirs crient, tristes, sous le ciel bas,
musique funèbre de tes pensées.
Tu avances seul, les poings serrés sur tes regrets
Pourquoi es-tu parti? Pourquoi l'as-tu laissée?
Elle était donc trop douce? Elle était donc trop tendre?
Plus assez de conquête? Déja plus de plaisir?
Pourquoi l'as-tu quittée, pour partir à jamais?
Et pour la regretter?
Que cherchais-tu donc là, que tu n'as pas trouvé?
Une reine de feu, une princesse d'amour?
Quel rêve poursuivais-tu, qui depuis t'a déçu?
Le bonheur était là, et tu ne l'as pas vu...
Retourne-toi, et regarde en arrière,
contemple le saccage de tes amours défuntes.
C'est trop tard, désormais, mais voit la vie en face
prends-là à bras-le-corps,
Et ouvre enfin les yeux sur un futur heureux
fait de partage, d'échange, de respect,
d'amour enfin, simple et bon comme le bon pain.
N'oublie pas de rêver, rêve, rêve et rêve encore,
mais partage ton rêve avec l'amie de coeur,
celle qui t'aimera et que tu aimeras.
Et vous serez heureux, seconde après seconde,
de savoir chaque jour, reconstruire un amour
qui, si l'on n'y prend garde, faiblit à chaque instant...
Et meurt.

pris sur poesie.webnet.fr
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# Posté le samedi 29 mars 2008 19:52

au petit rosé

au petit rosé
au petit rosé
ne croit pas, que c' est par méchanceté que je t' ai surnomé: le petit rosé
ta bonté, ton esprit d' humanité me font dire : petit rosé
tes joues roses, ton oeil bleu fatigué tu es le petit rosé
ta jambe un peu traînante, à mon coeur rempli h' humanité
je te dit courage petit rosé
le printemps vient, n' oublie pas de te marié
pour que plus tard, se repose le petit vieux rosé
écoute cette vieille louve aux yeux percants, mais pas méchant
je te dit, garde ce petit écrit
bientôt je partirait de l' autre côté et il n y aura plus
de l' autre côté, ou je n y aurait plus aucun petit rosé

paula georges

voila un petit écrit que j' ai reçu en travaillant et qui ma fait beaucoup plaisir et pour ne pas le perdre je l' ajoute à tout les beaux poemes et bien dommage que cette personne n' aie pas écrit tout les beaux poemes quelle a imginé pour les personnes quelle aime
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# Posté le vendredi 29 février 2008 19:39